Le Retour








Qui sui-je?

Par quoi je me définie?

Ce sont des questions qui m’animent depuis que je suis petite.

Après tout un tas de routes « énergético-, spirituello-, psychoévolutif » me voici arrivée au Yi King. Une maison Mère et Grand-Mère qui me dessine une carte de toutes mes routes empruntées. Je m’y plaît bien dans la théorie unitaire. Cela m’apaise de me dire que chaque route était une partie du chemin. Comme j’aime penser que chaque cellule en moi porte mon ADN aussi insaisissable et infini que ça puisse paraître.

Tout trouve sa place: le précis, tangible, comme ce qui m’échappera à tout jamais.

L’hexagramme que je travaille et qui me travaille en ce moment est le 24eme des 64¹. Il éclaire mon paradoxe du mouvement:

Je m’identifie par le mouvement et même temps je le rejète.

Quand je ne bouge pas, j’ai l’impression de ne plus exister, m’accroche férocement à mon intériorité. Mais quand je bouge, souvent j’ai l’impression que tout devient brouillon comme le paysage qu’on contemple à partir d’une vitre de train à haute vitesse.


Les symboles associés, l’hiéroglyphe, l’écriture ossécaille parle d’une possibilité insoupçonné du mouvement: un pieds qui marche vers l’avant et l’autre qui rentre dans une maison; une enceinte.

J’y perçois un double mouvement. Le titre me parle de Retour, l’enseignement taoïste de Méthode Rétrograde.

Retour vers quoi?

Je suis dans le filet de mon paradoxe.

Ma découverte que les douze hexagrammes reliés au douze mois lunaires porte la même énergie et ont un texte quasi identique aux 13 Mères Originelles² date d’il y a un an.

Je vis cette ensemble d’énergie comme une sorte d’ossature centrale porteuse du Yi King.

Et puis, une porte en a ouvert une autre: cette année je tisse un autre pont tout aussi apparente entre l’enseignement des 13 Grands-Mères³ et la tortue sacrée de l’ancienne chine.

Le langage des Mères et Grands-Mères est plus féminin, me parle davantage. Il m’aide à vivre les 64 hexagrammes plutôt que de les comprendre avec mon mental.


Elles me permettent aussi d’appréhender le Retour.


La Mère est la 11ème Gardienne, comme nous l’appelons, « La Grande Femme qui Marche ». Dans le conte de Jamie Sams, cette dernière vit le même conflit que moi et apprend petit à petit une alternance saine entre ressourcement intérieur et évolution extérieur. Elle réalise l’importance primordial de ces temps de Retour, plongeons dans la Profonde Féminité afin d’arpenter les Sentiers de la Grande Femme qu’elle est. Mais cela peut être le Grand Homme, l’adulte que nous sommes.

Et comme souvent c’est dans le temps de la Grand-Mère que la magie opère.

Quand j’étais petite fille et que j’allais chez mes grands-parents tout devenait plus lent, plus plein, tout avait un goût plus intense. Peut-être parce que nous étions davantage dans un même temps, celui de l’enfance innocente et da la sagesse de l’âge - les deux en même temps.

Dans ce temps là, ce même hexagramme s’appelle « Celle qui danse les étoiles ». C’est un joli Retour ça!

L’enseignement nous dit qu’elle nous guide sur le chemin vers la « Hutte des étoiles » parce qu’elle connais tout les sentiers.

Cela me plait beaucoup: intégrer cette danse d’étoiles dans ma démarche d’apprenti de Grande Femme qui marche. Être étoile qui marche sa Route sur Terre.



¹post Yi King 8 https://www.pointressource.com/post/8-ou-l-ovule-dont-je-provient-a-%C3%A9t%C3%A9-tiss%C3%A9-dans-le-ventre-de-grand-m%C3%A8re

² Jamie Sams - Les 13 mères originelles : La voie initiatique des femmes amérindiennes, Edition Vega

³https://sites.google.com/site/dondes13grandsmeres/

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